Test de la Wacom Bamboo Slate

Vous connaissez Wacom? pour certains d’entre vous j’en suis sur, ce nom vous dit quelque chose. En effet, Wacom est bien connu des graphistes et autres artistes utilisant aujourd’hui des ordinateurs pour concevoir leurs œuvres. Proposant des tablettes graphiques pour tous les usages et surtout tous les tarifs, Wacom a su se faire une belle place au soleil. Aujourd’hui ils proposent également de sortir leurs produits de chez vous et de les utiliser à l’extérieur, à l’image de la Bamboo Slate que nous allons tester aujourd’hui.

Introduction

Levez la main ceux qui nous lisent et qui utilisent encore le bon vieux calepin pour gribouiller deux trois petites choses ou le cahier à petits carreaux pour prendre des notes lors des réunions, Et oui le papier n’est pas mort ! il résiste encore et toujours à l’envahisseur numérique. Et Wacom l’a bien compris, puisqu’ils proposent maintenant dans leur longue liste de produits, des Smartpads, comme la Bamboo Slate.

Wacom est donc parti du principe que si on aime encore utiliser du papier pour prendre des notes, écrire, gribouiller des croquis, on aimerait aussi les retrouver au format numérique sur nos tablettes ou smartphone. C’est le principe des Smartapads. Un cahier comme on en trouve partout, mais muni d’un bouton afin d’envoyer nos proses vers nos appareils numériques. Ainsi, plus de perte de documents, le partage se fait plus facilement puisqu’il vous suffira d’envoyer vos documents manuscrits au format numérique.

Présentation

La Bamboo Slate de Wacom se compose donc d’un cahier grand format, en papier, d’un support plat et dur, genre porte document dans lequel vient se glisser le cahier, et d’un stylo on ne peut plus classique avec de l’encre et une mine. Attention tout de même, si le stylo est tout à fait classique, la cartouche d’encre, elle, est spécialement conçue pour fonctionner avec la Slate. D’ailleurs une cartouche supplémentaire est fournie si vous êtes en rade. Les suivantes peuvent être achetées sur le site de Wacom.

Lorsqu’on regarde l’ensemble, celui-ci ne le différencie en rien d’un porte cahier et d’un cahier de note tout à fait normal.

Le plateau possède une encoche pour glisser la couverture au dos du cahier, et une autre plus petite afin de glisser le stylo pour éviter de le perdre. La seule chose qui le différencie d’un support de cahier classique est ce petit bouton en bas à gauche et de la LED qui le surmonte.

Vous l’aurez compris, la Bamboo Slate fait tout pour se fondre dans la masse, ne pas se différencier d’un porte cahier classique. Et c’est ce qu’on aime. Cette simplicité accompagnée de matériaux agréables et doux au touché. L’arrière du support en tissus est du plus bel effet. Et le bouton cerclé de métal sait se faire très discret. Seule la ligne orange surmontant l’ouverture pour glisser le cahier, casse un peu cette couleur grise.

Hormis le bouton sur le côté, on peut apercevoir la prise micro USB permettant de charger le support.

Le tout est assez volumineux tout de même. Le cahier est au format A4, mais le support plus grand bien évidemment (Environ : 330 x 254 x 7 mm). De plus même si le poids global est assez contenu (472g), il peut commencer à se faire sentir lorsqu’on le porte au bras pendant un bout de temps.

Le stylo (on non le stylet) est assez volumineux mais agréable au toucher. Pas d’électronique ici mais une encre spéciale, comme préciser plus haut, qui vous obligera à passer par la caisse Wacom lorsque vous serez à court de cartouche.

Le cahier, quant à lui, est un cahier classique de 80 pages, qui pourra être remplacé par un autre cahier quelconque.

A l’utilisation

Un fois le support chargé, via son connecteur micro USB, il suffit de l’appairer avec votre smartphone ou tablette, via Bluetooth. Pour cela il faudra télécharger l’application dédié InkSpace, créer votre compte et ajouter la Slate à l’application. Tout est simple, aucune difficulté, la Slate est reconnue facilement par l’application, rien à redire, c’est parfait.

 

Une fois cette étape de quelques dizaines de secondes (sans compter la recharge de la batterie du support bien évidemment), vous pouvez vous lancer !

 

L’application est un modèle de simplicité. Elle propose deux forfaits pour importer et conserver vos œuvres. La formule de base et gratuite, vous donne accès à 5 Go de stockage, à la synchronisation automatique et à votre travail synchronisé partout et à tout moment par l’intermédiaire du portail web Inkspace. La formule InkSPace Plus propose quant à elle, 50 Go de stockage, la possibilité de convertir vos notes manuscrites en texte grâce à l’app Ink to Text., l’export de vos esquisses sous format de fichier graphique vectoriel évolutif grâce à l’app Ink to Vector et le travail collaboratif et à distance sur une même toile, en temps réel, grâce à l’app Ink Collaboration. Vous l’aurez compris, cette formule est plutôt réservée aux professionnels.

Laissez maintenant libre court à votre imagination ! Ecrivez, dessinez, gribouillez… une fois votre travail terminé, il suffit d’appuyer sur le bouton du support pour que votre œuvre soit immédiatement envoyé à votre smartphone ou tablette. Les documents sont classés par dates, regrouper par mois.

Une contrainte tout de même, nous vous conseillons d’envoyer votre document une fois que vous avez terminé d’écrire. En effet, si vous l’envoyez à votre appareil mobile et qu’ensuite vous rajouter d’autres informations sur la même page et que vous l’envoyez de nouveau, ces nouvelles informations seront envoyées dans un nouveau document numérique. Pas de possibilité de fusionner les deux documents.

Le document numérique est fidèle à votre documents d’origine. La définition est précise et assez élevée et aucun effet de crénelage dans le texte ou les croquis.

Une fois le document envoyé sur l’appareil numérique, Vous pouvez l’éditer, le supprimer, le regrouper avec d’autres. L’édition vous propose de rajouter des informations manuscrites. Une fois terminé, il suffit ensuite de l’exporter dans les formats proposés (image, PNG, PDF). L’export du fichier en Ink-to-Text, ou Ink-to-Vector est également proposé mais avec l’abonnement InkSpace Plus.

L’export en Ink-to-Text manque tout de même de précision, il faut l’avouer. Sauf si vous écrivez tel que vous le faisiez en primaire ou au collège, la reconnaissance textuelle est assez aléatoire, et nul doute que vous devrez reprendre le texte pour corriger les incohérences. Cela peut devenir préjudiciable si vous prenez des notes lors d’une réunion, lieu bien connu pour ne pas avoir le temps de bien écrire, et d’être obligé d’écrire à la va vite.

Un dernier point concernant autonomie. Wacom ne donne pas d’information sur ce point. Mais ce qu’on peut en dire c’est que la Slate se charge très rapidement. Et il nous a fallu plusieurs utilisations avant qu’elle ne soit vide d’énergie.

Conclusion

Après plusieurs semaines d’utilisation, la Bamboo Slate s’est presque rendue indispensable. Après avoir délaissé le papier et pris l’habitude de prendre des notes sur une tablette, le retour au papier/stylo est un réel plaisir. Noter, barrer, gribouiller, annoter, flécher… et envoyer immédiatement à la fin vers le smartphone et le partager dans la foulée est un plus vraiment pas négligeable. Plus besoin de retranscrire les heures de réunions sur son fichier .doc pour l’envoyer ensuite. Tout se fait dans la foulée ! Parmi les points à revoir, on signalera le Ink-to-Text qui a du travail devant lui afin d’être vraiment efficace. Il ne faut pas que le temps gagné d’un côté soit perdu à la correction du texte retranscrit par l’application. De plus, la Bamboo Slate a un poids non négligeable et est plus facilement utilisable sur une table que dans les bras, si votre prise de note se prolonge dans le temps. Enfin, même si l’utilisation de n’importe quel cahier est un plus, le passage obligé par la caisse Wacom pour se fournir en cartouche d’encre risque de coûter cher (près de 10€ les trois cartouches) si vous en fait une utilisation intensive. Malgré cela, la Slate est un appareil séduisant et un plaisir à utiliser, tant dans sa facilité que dans ses prestations. Un objet à priori simple mais qui vous rendra beaucoup de services.

Georges (aka. Troylee) est un grand passionné de high-tech, d’Apple, de photo, de cinéma, de musique, et surtout de tous ces baladeurs multimédias et ces casques audio qui ornent ses oreilles. La chevelure au vent sur sa grosse moto allemande, il se pose comme le Don Quichotte des années 2000.

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