[Test] Enceinte Sony SRS-XB41: la boule à facettes

Depuis longtemps maintenant, dans le monde de l’audio, Sony a toujours su proposer des produits de qualité. Ses modèles d’enceintes Bluetooth ne sont pas en reste, puisque la marque propose maintenant une gamme ultra complète, allant de la toute petite enceinte portable à l’énorme valise « boite de nuit ». Dans notre cas présent, c’est un modèle de taille moyenne mais transportable que nous allons tester : la Sony SRS-XB41.

Présentation

Une enceinte Bluetooth ? Pourquoi pas… mais il faut qu’elle fasse autre chose que juste de la musique ! Voilà le crédo de Sony lors de la conception de leur gamme d’enceintes portables/transportables depuis quelques années maintenant. Et c’est exactement ce que l’on voit, juste en regardant la boite de cette SRS-XB41. Derrière ce nom barbare (pitié ! donnez-nous des noms de produits plus… sexy), on trouve une enceinte plutôt volumineuse avec un poids n’est également pas en reste. Si vous comptez la transporter lors d’un pic-nic, vous allez la sentir dans votre sac.

Toute en courbe, les haut-parleurs sont légèrement inclinés vers le haut pour une meilleure diffusion. La finition est, comme à l’accoutumé chez Sony, excellente. Tout est parfaitement bien fini, bien ajusté et les matériaux choisis sont d’excellente facture. Comme grille recouvrant l’enceinte, très agréable au toucher. Coté coloris, on peut ne pas aimer notre version rouge brillant un peu bling-bling, mais nous, on avoue, on adore.

L’enceinte est entourée d’un liseré de LED qui apporte une touche disco à l’appareil. Lorsque la musique retentit, l’enceinte se pare de ses plus belles couleurs et clignote au rythme de la musique.

L’enceinte étant certifiée IP67, tous les boutons, les connectiques, sont protégés par du caoutchouc pour éviter les infiltrations d’eau et de poussière. La partie supérieure de l’enceinte comporte tous les boutons nécessaires au bon fonctionnement : Play/Pause, ajustement du volume, le mode LIVE dont nous reparlerons plus tard, l’activation de l’enceinte et du Bluetooth.

Sous l’enceinte un énorme pavé en caoutchouc entouré de deux pieds bien larges et bien éloignés l’un de l’autre, pour bien stabiliser l’enceinte et éviter de tomber. D’ailleurs la stabilité est excellente, une fois posée, l’enceinte ne bouge pas. C’est peut-être un détail, mais c’est important quand on sait que l’utilité de cette enceinte est tout d’abord d’être transportée et posée un peu partout, et non pas posée tranquillement sur la cheminée ou la commode.

Derrière on trouve un cache relativement large. Alors que ce type d’enceintes nous propose en général une entrée pour la charger et une entrée audio, là on se retrouve avec une véritable boite à outil. Un connecteur pour le chargeur, un port mini USB, le bouton de Reset, une entrée Audio Jack 3,5mm et un port USB en sortie qui vous permettra de charger un appareil, tel votre smartphone ou une tablette.

Au-dessus, trois boutons : BATT permettant d’allumer ou d’éteindre l’éclairage entourant l’enceinte, WPC (Wireless Party Chain) permettant d’appairer plusieurs enceintes pour multiplier les points d’écoutes, et ADD pour ajouter une seule enceinte supplémentaire afin d’obtenir un son stéréo.

En bref, Sony nous propose là un joli modèle. Si la couleur rouge brillant ne s’adaptera pas à votre intérieure, rien de grave, il y en a plusieurs. En revanche, la finition exemplaire lui donne une place de choix dans votre joli salon. Ainsi que lors de vos départs en week-end, malgré un poids non négligeable pour une enceinte portable.

 

A l’utilisation

Comme toute bonne enceinte Bluetooth, il va falloir passer par l’appairage de votre smartphone ou tout autre appareil mobile équipé de la technologie sans fils. Ici, comme sur la plupart des modèles sur le marché, rien de compliqué : un appuie long sur la touche ON/OFF sur le dessus et l’appareil apparait dans la listes des périphériques Bluetooth vus par votre smartphone. Une jolie voix synthétique et des sons plutôt agréables vous donnent multiples informations sur l’état de l’enceinte (batterie, connexion…). Peu de chance que vous n’arriviez pas à faire ce que vous voulez, et que vous soyez obligé de passer par le manuel… en tout cas pour les manipulations de bases. Sachez également que les appareils intégrant le NFC se facilitent la vie. Une simple approche du smartphone vers l’enceinte et celle-ci est reconnue.

Lors de l’appairage avec notre iPhone X, celui-ci nous a proposer de télécharger deux applications : SoundCenter et Fiestable.

SoundCenter permet de contrôler l’enceinte et ses paramètres. Elle permet également d’accéder directement aux applications de services musicaux (enfin, accéder est un grand mot, les applications ne sont pas intégrées comme sur l’appli Sonos, par exemple, elle ne fait qu’ouvrir l’application tierce demandée telle que Deezer, Spotify, SoundCloud ou Apple Music), à votre bibliothèque musicale interne, ou à l’entrée Audio In, ainsi qu’à une série de paramètres de l’enceinte. Le regroupement avec d’autres enceintes peut également passer par cette application, même si une touche existe directement sur l’appareil

Si une telle application est la bienvenue et a le mérite d’être simple à utiliser, il faut reconnaitre qu’elle est très moche, et plutôt digne d’un débutant se lançant dans la programmation sur smartphone, que d’une grande marque comme Sony.

L’autre application est Fiestable. Celle-ci vous permet de jouer avec les différents éclairages proposer par l’enceinte. Vous aurez la possibilité de changer la teinte principale du jeu de couleurs, ou d’ajouter des effets « DJ » sur la musique que vous écoutez. Si les effets proposés sont fun et surtout hyper réactifs, le jeu n’amusera au bout du compte que les enfants et ce, pendant quelques minutes. Ensuite, l’application servira surtout à modifier la teinte de couleurs en fonction de l’ambiance que vous voulez mettre à votre moment d’écoute.

Ça y est nous avons fini de faire joujou avec les couleurs et tous les boutons, passons maintenant à l’écoute. Nous avons laissé notre Flow Deezer nous proposer des morceaux aussi différents que contraignant pour l’enceinte, du Jazz, du rap des années 90, du métal et du classique. Et il faut reconnaitre que la SRS-XB41 s’en sort très bien.

Sachez que, de base, l’enceinte active le mode ExtraBass. Et il faut reconnaitre qu’elle a bien fait ! Les hauts parleurs de 58 mm permettent à chaque fréquence de trouver sa place sans déborder sur l’autre d’à côté. L’ensemble est très bien équilibré, avec des basses bien arrondies et des détails dans les aigus qui ne passent pas inaperçu. Si les médiums ont une tendance à se sentir un peu écrasés par ces deux voisines, ce n’est pas si gênant que cela pour ce type d’enceinte et l’utilisation qu’on en fait (écoute d’une ambiance musicale, ou un fond sonore lors d’une soirée entre amis).

Si vous voulez l’utiliser pour faire la fête, vous pouvez y aller ! le volume maximum est très élevé et surtout vous en aurez plein les oreilles avant que l’enceinte ne sature. A volume élevé, si les aigus et les mediums s’en tirent bien, les basses finissent par rendre la main. Ce qui n’est pas surprenant, avec une taille aussi petite, l’ExtraBass fait ce qu’il peut mais ne peut pas compenser un volume d’air nécessaire pour bien faire exploser les basses.

L’enceinte SRS-XB41 propose également deux autres modes d’écoute : Live Sound et Normal. Si le premier s’active juste avec un appuie sur une touche, le deuxième demande une activation à deux touches (Play et Volume -) pour l’activer, et sert surtout à préserver l’autonomie. Le son s’en ressent immédiatement, les basses ne sont quasiment plus présentes et on a l’impression qu’il manque des bouts de fréquences. A n’utiliser qu’en cas de nécessité, donc. Quant au mode Live, il ne nous a pas convaincu du tout. Alors que le but est de rendre l’écoute telle qu’elle pourrait être entendue lors d’un concert Live, ici on a plutôt l’impression que le son est enfermé dans un verre. Certes la spatialisation s’évère plus efficace et on a l’impression que le son sort de partout, mais le rendu n’est pas agréable.

La spatialisation, justement. En mode ExtraBass, celui que vous écouterez la plupart du temps, si la spatialisation est plutôt correcte, le son est tout de même très directionnel. Il suffit de se balader autour de l’enceinte pour le remarquer tout de suite. Il faut se trouver en face de l’enceinte pour apprécier tout le spectre musical. Nous n’avons pas pu tester l’appairage de deux enceintes, mais il est facile d’en déduire que la dispertion du son serait meilleure.

Revenons sur la partie éclairage et ses fonctions « discothèque ». Reconnaissons-le : si au départ nous avons vu cela plutôt comme un gadget, on finit par apprécier ses jeux de couleurs qui s’illuminent au rythme de la musique. Le jeu de couleurs se fait tout autour de l’enceinte grâce au liseré lumineux mais également au centre des hauts parleurs qui s’éclairent, ainsi que deux autres sources de lumières à chaque extrémité de l’enceinte. Si le liseré propose plusieurs couleurs, les autres sources lumineuses ne s’illuminent qu’en blanc.

Tantôt lumière fixe, tantôt éclairage en mode fading tantôt en mode stroboscope, le panel offert par la partie éclairage est plutôt complet. Même si on a trouvé parfois, qu’elle n’était pas tout le temps en rythme avec la musique. Mais qu’importe, son but est de donner du fun à l’écoute et c’est réussi.

Il faut également parler d’une autre fonction intégrée à l’enceinte : le Party Booster. Cette fonctionnalité vous permet d’utiliser la SRS-XB41 comme une boite à rythme en tapant sur tous les côtés de l’enceinte. Un fois la fonctionnalité activée, il vous suffit de taper (assez fort) sur l’enceinte et vous entendrez, en fonction de l’endroit, une cymbale, une grosse caisse ou une caisse claire. Via l’application Music Center, vous avez également la possibilité de changer les types de sons et sélectionner, par exemple, un ensemble de percussions. L’effet est garanti, même si le rapport tapotage/son n’est pas à 100%, certains sons ne voulaient pas sortir, même en tapant comme un sourd. Fun au début, cela devient vite du gadget. Mais pour sûr, vous amuserez vos amis lors d’une soirée.

Tout cela a bien évidemment une incidence sur l’autonomie. Sony annonçant que son modèle pouvait atteindre 24h de musique avant de rendre les armes, de notre côté, en jouant avec les lumières, le Party Booster, en faisant varier le volume régulièrement, nous sommes arrivés à 19h d’autonomie. Ce qui est déjà excellent, vous aurez largement de quoi combler des heures de soirée en musique.

Conclusion

L’enceinte SRS-XB41 de Sony est globalement une bonne enceinte. Bien finie, elle est belle, et ergonomiquement sans faille. La connectique est complète, même un port USB en sortie, vous permet de charger votre smartphone en cas de besoin. La partie éclairage est vraiment sympa, avec ce petit plus plein de couleurs lors de l’écoute. Niveau audio, elle tient carrément bien la route, avec une écoute équilibrée qui devrait satisfaire un grand nombre d’entre vous, l’enceinte gérant bien tous styles de musique. Seul l’écoute à haut niveau lui fera perdre de sa superbe. Ce qui est dommage pour une enceinte dédiée à la fête, et donc à l’écoute au volume assez élevé. On lui reprochera également son poids qui n’est pas négligeable pour une enceinte portable. Si elle se fera oublier dans la valise, elle se fera remarquée dans le sac de plage. Mais cet excès de poids a son bon côté, puisqu’on se doute que la batterie intégrée doit être conséquente pour obtenir une autonomie aussi importante. Un régal et un réel confort qui vous permettra d’écouter toute la journée votre musique. Si vous chezchez une enceinte à tout faire pour vous accompagnez cet été, nous ne pouvons que vous conseilliez de regarde la SRS-XB41. Proposée à 249€ en rouge, bleu, blanc ou noir, dans tous les plus grands sites de vente en ligne et en magasin dans les grandes enseignes.

 

 

Georges (aka. Troylee) est un grand passionné de high-tech, d'Apple, de photo, de cinéma, de musique, et surtout de tous ces baladeurs multimédias et ces casques audio qui ornent ses oreilles. La chevelure au vent sur sa grosse moto allemande, il se pose comme le Don Quichotte des années 2000.

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